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Les cimetières militaires boulonnais

 
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Auteur Bericht
Yvonne
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BerichtGeplaatst: 28 Okt 2010 23:22    Onderwerp: Les cimetières militaires boulonnais Reageer met quote

Les cimetières militaires boulonnais

oici venir novembre. Le mois noir. Mais c'est surtout le premier jour de novembre que les hommes pensent à l'au-delà où les fantômes, dit-on, viennent parfois tourmenter les vivants.

Le premier novembre, à la Toussaint, les cimetières se parent de mille couleurs chatoyantes dues aux fleurs déposées sur les tombes où les chrysanthèmes règnent en maître. Ce jour-là, on se souvient, on fête les morts mais à tort car la fête des morts, dans notre calendrier grégorien, est fixée au 2 novembre. C'est donc la nuit de la Toussaint que s'ouvre la porte mystérieuse pour laisser passer les nautoniers de l'au delà.
Sur la Côte d'Opale, on n'oublie pas non plus ceux qui n'ont jamais reposé dans aucun sépulcre car, comme l'a souligné un poète « Vous roulez à travers les sombres étendues/Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus. » Les vivants n'oublient donc pas leurs morts et pour les soldats morts au champ d'honneur, ils ont réuni dans « les cités silencieuses » comme l'a écrit Rudyard Kipling, les dépouilles de ces hommes de toutes nationalités.

Tous ces morts, regroupés dans des cimetières militaires, dorment leur dernier sommeil, pour l'éternité.
Ces cimetières ont été créés lors de la guerre 1914/1918, mais il n'est pas rare de voir rassembler deux générations dans la même nécropole après la seconde guerre mondiale.


Durant le premier conflit, le Boulonnais devint une base britannique importante, essentiellement sanitaire. Durant les premiers mois de la guerre, les soldats anglais tués sur le front étaient rapatriés dans leur pays. Mais, contrairement aux propos lénifiants de ceux qui prédisaient une victoire rapide, le conflit perdura et rapidement le gouvernement de Sa Majesté décida d'inhumer ses soldats là où ils avaient rendu leur dernier soupir. Il créa une commission spéciale chargée d'organiser les sépultures.
Le gouvernement français accorda aux Britanniques les terrains nécessaires aux inhumations. Tous ces cimetières comportent d'ailleurs des inscriptions gravées sur des tablettes de pierre sur lesquelles on peut lire : « Le terrain de ce cimetière a été concédé gratuitement par la Nation Française comme lieu de sépulture perpétuelle des héros des armées alliées tombés pendant la grande guerre de 1914/18, honorés ici. »

Dans chaque cimetière militaire britannique, au milieu des tombes, domine la croix du sacrifice, flanquée d'une épée en bronze rappelant, comme le souligne Karine Réant dans un Bulletin des Amis du Patrimoine Saint-Martinois, « l'état militaire des tombes, le bronze symbole de la force et l'épée qui frappe pour combattre l'injustice et le mal. » Dans ces nécropoles on trouve également la pierre du souvenir sur laquelle on peut lire « Their name liveth for ever more » (Leur nom vit à jamais.) A Wimereux, qui fut un important centre hospitalier à partir du mois d'octobre 1914, parmi les 3 036 tombes renfermant des corps des soldats anglais mais aussi ceux venus des pays du Commonwealth et même quelques Allemands, se trouve un banc de pierre à la mémoire du médecin colonel John Mac Crae, enterré ici, où est gravé son célèbre poème « Dans les champs de Flandre » dans lequel il évoque le coquelicot, seule fleur à revivre sur les terrains stériles, labourés par les engins destructeurs.

A Wimille, au hameau de Terlincthun, le nombre de tombes s'élève à 3 710. Ce cimetière fut créé en 1918 lorsque les emplacements dans les cimetières de l'Est à Boulogne et celui de Wimereux se révélèrent trop restreints. Accompagné de la Reine Mary, le roi d'Angleterre George V inaugura ce champ de repos éternel le 13 mai 1922. Ce monarque avait déjà foulé le sol boulonnais le 1er novembre 1915. Blessé le 28 octobre lors d'une chute de cheval aux environs d'Aire-sur-la Lys, il fut rapatrié vers Boulogne par train sanitaire.

Une ambulance l'amena à la gare maritime où il fut accueilli par une pléiade de généraux avant d'embarquer pour rejoindre son pays. Le temps ce jour-là était exécrable, la traversée du détroit fut pénible et il toucha Londres après 7 heures de trajet !
A Boulogne, c'est au cimetière de l'Est qu'il faut aller pour découvrir la nécropole « Boulogne Eastern cemetery ». 5 812 soldats sont enterrés dans cette partie du cimetière communal. Les 4 734 Tommies sont entourés de Canadiens, Australiens, Néo-Zélandais, Africains et aussi 44 Portugais. Un mémorial fut élevé en hommage à ces Lusitaniens le 27 novembre 1938. Il rappelle que le 1er octobre 1917, le président de la République portugaise accompagné de son Premier Ministre, était venu visiter la base portugaise installée à Ambleteuse.

A Saint-Martin-Boulogne, le cimetière de Meerut, du nom d'une ville située en Inde, évoque les difficultés rencontrées par ces unités de soldats indiens venus bravement combattre auprès des alliés ; mais, à cause des rigueurs du climat, il fallut les rapatrier et beaucoup sont morts de maladies. La plupart ont été incinérés selon les rites de leur religion. Cependant, le crématorium cessa de fonctionner pour des raisons techniques et après 1917, certains furent enterrés. Un mémorial commémore leur participation à cette grande tragédie du début du vingtième siècle.

Et comment ne pas évoquer les tombes chinoises dans le cimetière de Saint-Etienne-au-Mont. C'est la pénurie de main d'oeuvre aux armées qui incita les Britanniques à recruter des citoyens du pays de la Grande Muraille pour travailler en France. Ils étaient employés à toutes sortes de tâches les plus dangereuses les unes que les autres : surveillance des soutes à munitions, déminage des secteurs contaminés, déchargement des bateaux et réfection des routes. Les conditions de travail étaient extrêmement pénibles et quand apparut la fièvre espagnole les ravages furent terribles chez ces asiatiques, peu habitués au climat et soumis à des conditions d'hygiène précaires. Deux mille d'entre eux sont morts mais 168 seulement ont trouvé leur repos éternel en Boulonnais. Les stèles marquant les tombes des 168 morts furent gravées en caractères chinois par leurs compatriotes. Un monument dont le style évoque l'architecture chinoise se trouve au milieu d'elles.
Les seules causes qui meurent, dit-on, sont celles pour lesquelles on ne meurt pas. Peut-on se poser la question, après le ministre des anciens combattants à la veille de la seconde guerre mondiale : qu'a-t-on fait de l'idéal pour lequel ils sont morts ?

André VERLEY

(c) http://www.lasemainedansleboulonnais.fr/actualite/boulogne/2010/10/27/article_les_cimetieres_militaires_boulonnais.shtml
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